
Reporters sans frontières (RSF) affirme que les autorités burkinabè s’appuieraient sur un réseau de cyberactivistes chargé de promouvoir les positions du pouvoir et de s’en prendre aux voix critiques, notamment les journalistes. Ces accusations figurent dans une enquête publiée jeudi et relayée par nos confrères d’Africa Radio.
Selon RSF, les « Bataillons d’intervention rapide de la communication » (BIR-C) regrouperaient des activistes, des comptes anonymes ainsi que des personnalités proches du régime. L’organisation soutient que ce réseau mènerait des campagnes de propagande, de désinformation et d’intimidation sur les réseaux sociaux afin de défendre les positions des autorités dirigées par le capitaine Ibrahim Traoré.
RSF affirme également que les journalistes seraient les principales cibles de ces campagnes, évoquant des cas de harcèlement en ligne, de menaces et de dénigrement. L’ONG estime que ces faits s’inscrivent dans un contexte de restrictions des libertés au Burkina Faso. À ce stade, les autorités burkinabè n’ont pas publiquement répondu aux accusations formulées par RSF.
AMA Mahamat Ibrahim