
Le cardinal Pietro Parolin a récemment embrassé le crâne de sainte Agathe lors des célébrations des 16 et 17 août 2026 à Catane, en Italie. Cet acte a rapidement été partagé sur les réseaux sociaux, entraînant des réactions variées parmi les internautes africains, qui ont commenté les différences de perception concernant certaines pratiques religieuses selon leur origine.
La diffusion de cette vidéo a suscité des débats en ligne, où plusieurs internautes africains ont mis en lumière des similitudes entre la vénération catholique des reliques et certaines traditions africaines liées aux ancêtres. Une publication en pidgin nigérian illustre cette critique, affirmant : « Si un Africain faisait cela, on dirait qu’il pratique le juju (inculte). »
Ces réactions soulignent un contraste entre la perception occidentale des rites catholiques et la façon dont certaines pratiques traditionnelles africaines sont souvent stigmatisées, notamment celles associées à la sorcellerie. Toutefois, ces avis reflètent des opinions individuelles sur les réseaux sociaux et ne sauraient être considérés comme représentatifs de l’ensemble des populations africaines.
Selon un média occidental, dans le catholicisme, la vénération des reliques des saints est une tradition ancienne. Le crâne de sainte Agathe, exposé lors de la cérémonie à Catane, revêt une signification particulière pour les fidèles. Sainte Agathe, martyre chrétienne du IIIe siècle, est la patronne de Catane. Selon les sources, elle aurait été tuée en 251 lors des persécutions de l’empereur Dèce. La ville honore sa mémoire à plusieurs occasions, notamment le 5 février, jour de son martyre, et le 17 août, date du retour de ses reliques en 1126.
Ainsi, la vidéo du cardinal embrassant le crâne s’inscrit dans le cadre de ces commémorations. Sur les réseaux sociaux africains, les discussions se sont principalement focalisées sur les parallèles entre ce rite catholique et les pratiques religieuses traditionnelles africaines qualifiées par certains occidentaux comme de la « sorcellerie et inculte », mettant en lumière les perceptions culturelles divergentes.
Adoum Noël