
Une semaine après la grâce présidentielle accordée à l’ancien Premier ministre, Dr Assyongar Succes Masra, le collectif d’avocats représentant ce dernier a tenu un point de presse hier 21 août 2026, pour discuter des suites judiciaires et des demandes d’amnistie. Me Jacqueline Moudeina, porte-parole du collectif, a exposé la situation juridique de son client et a souligné l’importance de la clémence présidentielle.
Le président de la République, Mahamat Idriss Deby Itno, a exercé son pouvoir en accordant cette grâce, un geste salué par la défense qui y voit un acte de réconciliation et d’humanité. Cependant, Me Jacqueline Moudeina a rappelé que malgré cette décision, la condamnation de Dr Assyongar Succès Masra demeure en vigueur, laissant subsister des conséquences juridiques. « La grâce présidentielle est une première étape, mais elle ne remplace pas une amnistie qui effacerait les conséquences pénales », a-t-elle déclaré.
Le collectif insiste sur la nécessité d’un processus d’apaisement plus large, qui pourrait aboutir à une amnistie pour son client, Dr Succès Masra. Les avocats estiment que cette mesure serait un pas vers la réconciliation nationale, en supprimant les conséquences pénales des faits qui lui sont reprochés. Pour eux, l’amnistie serait un acte symbolique fort, renforçant l’unité nationale et la confiance entre la justice et la population. « Nous appelons la représentation nationale à voter rapidement l’amnistie, car chaque tchadien doit avoir droit à la justice et à la dignité », a ajouté Me Jacqueline Moudeina. Elle a également exprimé l’espoir que cette grâce marque le début d’un processus de réconciliation plus large, où justice, paix et dialogue seraient les piliers d’une coexistence harmonieuse.
Le collectif des avocats se veut porteur d’un message d’espoir et de sérénité, souhaitant que cette opportunité historique soit saisie pour favoriser un climat social et politique apaisé. Ils appellent à un engagement collectif en faveur d’un Tchad où règnent la justice et la dignité humaine, en mettant en avant la nécessité d’un dialogue constructif pour avancer vers une réconciliation durable.
Adoum Noël