Le président du Rassemblement pour la Justice et l’Égalité au Tchad (RAJET), Ordjei Abderahim Chaha, interpelle le président de la République, Mahamat Idriss Déby, en faveur d’une mesure de clémence à l’égard d’Idriss Youssouf Boy, actuellement incarcéré.

Dans une déclaration, le responsable politique demande au chef de l’État de « remettre totalement la peine d’Idriss Youssouf Boy afin qu’il recouvre son entière liberté ». Il salue au passage la réduction de sa peine à 18 mois, qu’il qualifie de « geste hautement salutaire », tout en sollicitant une libération définitive.

Pour Ordjei Abderahim Chaha, l’incarcération du détenu doit également être considérée dans une perspective humaine. « Idriss Youssouf Boy est un être humain, il est faillible », écrit-il, estimant que chacun peut avoir « ses défauts et ses qualités ».

Le président du RAJET évoque également les relations de l’intéressé avec certains de ses anciens proches. Il affirme avoir constaté, au cours de discussions à N’Djamena, que certains anciens alliés seraient désormais hostiles à sa libération.

S’adressant directement au président, il insiste enfin sur la portée politique du pardon : « Le pardon fortifie les liens, c’est un levier essentiel de la réconciliation. » Pour lui, une telle décision permettrait à Idriss Youssouf Boy de retrouver sa famille et contribuerait à donner un sens concret à l’idée de réconciliation.

Azibert Moussa

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