Dans toute société, la parole publique doit rester responsable. Écrire sur une personne n’est jamais un acte anodin. Cela engage celui qui écrit, mais aussi la qualité du débat public. Lorsque les faits sont remplacés par des suppositions, il devient nécessaire de revenir calmement à la vérité. Tribune.

Ces derniers jours, des écrits attribués à un de mes anciens collaborateurs, ont circulé au sujet de Djimasbeï Gaou. Plusieurs affirmations contenues dans ces textes sont teintées d’un acharnement gratuit, inutile et méritent d’être corrigées sans passion. Il ne s’agit ni de polémique ni de défense aveugle, mais simplement de rappeler des faits clairs et vérifiables. C’est aussi cela le rôle de journaliste.

Contrairement à ce qui a été avancé, Djimasbeï Gaou n’a jamais été proviseur du lycée de Bébo-Pen. Lui attribuer une fonction qu’il n’a pas exercée peut créer une confusion inutile et nuire même à son parcours professionnel. La vérification des informations avant publication reste une règle élémentaire du travail sérieux.

D’autres propos laissent croire qu’il vivrait dans une villa luxueuse. Cette information est tout simplement fausse. La villa mentionnée appartient à Laring Bao, ancien directeur général de la CNRT. Confondre ces situations relève de l’amalgame et manque d’honnêteté.

Sur le plan professionnel, Djimasbeï Gaou est avant tout un enseignant de formation et un cadre du ministère de l’Éducation nationale et de la Promotion civique. Son parcours est marqué par la constance et le service public.

Sous sa coordination, plusieurs actions concrètes ont été menées. Des formations ont été organisées pour renforcer les compétences des acteurs du système éducatif, notamment dans le domaine du numérique et de l’enseignement à distance. Des programmes comme IFADEM Tchad ont contribué à améliorer les pratiques pédagogiques de nombreux enseignants à travers le pays.

Récemment, il a également conduit des missions sur le terrain, notamment dans la province du Salamat, dans le cadre de la campagne nationale «Je vais à l’école, retour à l’école». Plus de onze mille élèves ont bénéficié de kits scolaires, avec une attention particulière portée aux jeunes filles. Tous ces éléments illustrent l’engagement d’un homme qui a consacré l’essentiel de sa vie à l’éducation nationale. Cela mérite au minimum du respect.

Si j’ai pris la peine de dire cela, c’est simplement parce qu’il faut reconnaître les efforts et les sacrifices des enseignants, nos formateurs qui ont tout donné.

La critique est utile lorsqu’elle est fondée et constructive. Elle perd toute valeur lorsqu’elle devient une attaque personnelle. Écrire avec dignité, sagesse et souci de la vérité renforce le débat public et la cohésion sociale. L’éducation de nos enfants mérite mieux que des querelles nourries par des informations inexactes et intéressées.

Steven Ngarhokarial, Journaliste, ancien Rédacteur en Chef du journal Abba Garde

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