
À la veille du sommet de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) qui s’est tenu le 17 août à Durban, le président sud-africain Cyril Ramaphosa a exprimé sa profonde inquiétude face aux violences et aux pressions exercées par des groupes anti-immigrés sur des ressortissants d’autres pays africains. Dans une déclaration publique, il a affirmé que ces actes sont non seulement condamnables, mais qu’ils entachent aussi la réputation de l’Afrique du Sud en tant que nation accueillante.
« Nous sommes profondément préoccupés et honteux que des personnes issues d’autres nations aient été maltraitées, voire contraintes de quitter le pays sous la menace et la violence », a déclaré Ramaphosa. Il a souligné que les agissements d’une minorité criminelle au sein de la société sud-africaine sont un affront à la solidarité qui devrait unir les pays de la région.
Le président sud-africain a également mis en lumière l’hypocrisie de la situation : « Nous ne pouvons pas prôner l’intégration lors des sommets et pratiquer l’exclusion dans les rues de nos pays. Je m’adresse ici avant tout aux Sud-Africains, en tant que Sud-Africain. » Ses propos visent à rappeler à ses concitoyens que l’Afrique du Sud a historiquement été un refuge pour ceux qui fuient la guerre et la pauvreté dans d’autres nations africaines.
Les violences xénophobes en Afrique du Sud ne sont pas un phénomène nouveau. Elles ont déjà conduit au déplacement de milliers d’Africains étrangers, qui ont été contraints de retourner dans leurs pays d’origine. Ces événements soulignent l’urgence d’une réponse collective et d’une réflexion sur les défis de la migration en Afrique.
Adoum Noël