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L’Union générale des étudiants burkinabè (UGEB) a récemment été suspendue par les autorités judiciaires pour ce qui est qualifié d’« apologie du terrorisme ». Cette décision fait suite à une déclaration dans laquelle l’organisation critiquait le régime du capitaine Ibrahim Traoré, l’accusant d’échec dans la lutte contre l’insécurité dans le pays, malgré les ressources militaires mobilisées et les promesses formulées après le coup d’État.

Dans un communiqué émis par le Procureur du Faso près le Tribunal de grande instance de Ouaga II, il est indiqué que des écrits et propos attribués à l’UGEB, diffusés sur les réseaux sociaux, contiennent des éléments constitutifs d’infractions pénales. Les accusations portent notamment sur l’apologie du terrorisme et la démoralisation des Forces de défense et de sécurité, deux délits sévèrement punis par le code pénal burkinabè.

Les articles 312-11 et 361-19 du code pénal prévoient des peines d’emprisonnement allant de un à dix ans, en plus d’amendes allant de 300 milles à un million de francs CFA. Pour l’apologie publique d’actes de terrorisme, les amendes peuvent atteindre jusqu’à dix millions de francs CFA.

Face à la gravité des accusations, le Parquet a ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire pour identifier les auteurs et leurs complices éventuels. Dans ce contexte, les autorités judiciaires appellent à un sens élevé de responsabilité et avertissent que toute personne impliquée dans de tels discours pourrait faire face à des sanctions sévères.

Cette suspension soulève des questions sur la liberté d’expression et le droit de critique face à un pouvoir en place, alors que le Burkina Faso continue de faire face à des défis sécuritaires majeurs.

Adoum Noël

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