La guérilla, venue de l’est du pays, arrive aux portes de la capitale et veut renverser le président Idriss Déby. La situation militaire au Tchad restait confuse, dans la matinée du jeudi 13 avril, alors que des combats à l’arme lourde opposaient les éléments rebelles du Front uni pour le changement (FUC) dirigé Mahamat Nour Abdelkerim à l’Armée nationale tchadienne (ANT) aux portes de la capitale. Les habitants de N’Djamena ont été réveillés vers 5 h 30, jeudi, par des tirs d’artillerie et d’armes automatiques. En milieu de matinée, des éléments rebelles avaient pénétré dans la ville, théâtre d’affrontements sporadiques, a indiqué journal Le Monde.

Selon le site, les photos aériennes prises dans l’après-midi de mercredi par les Mirage F-1 du dispositif militaire français « Epervier » montraient une colonne d’une cinquantaine de « pick-up » Toyota, certains armés de mitrailleuses, avançant à petite vitesse à moins de 100 km de N’Djamena. Cette colonne rebelle avait pris le contrôle, mardi, de la localité de Mongo, située à 400 km à l’est de la capitale. Mercredi en fin d’après-midi, les forces de l’ANT sont sorties de N’Djamena pour aller à leur rencontre. Des combats se sont déroulés à une trentaine de kilomètres de la capitale, à Dourbali, sur la route de Massenya, qui mène vers Sarh, la grande ville du Sud.

Suite à cette guerre, Human Rights Wach n’a pas gardé le silence, « les commandants rebelles et gouvernementaux doivent ordonner à leurs troupes de protéger tous les civils, quelle que soit leur appartenance ethnique. S’attaquer à des civils et prendre pour cible certains groupes ethniques sont des actes interdits par les lois internationales en temps de guerre», a déclaré Peter Takirambudde, directeur pour l’Afrique à Human Rights Watch

Pour le Président de la République du Tchad, Idriss Deby « Il s’agit d’une attaque qui ne répond à aucune stratégie militaire », a-t-il déclaré, dans une interview diffusée jeudi matin sur Radio France internationale, avant d’ajouter que l’armée avait « détruit » plusieurs colonnes rebelles.

Adoum Noël

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