
La 7e édition du festival Dary continue en beauté à la place de la nation avec les prestations de plusieurs provinces du pays. C’est autour de la province de Hadjar-Lamis et celle du Borkou qui ont étalé leurs objets culturelles et artistiques ce mardi, 31 décembre 2025. Reportage.
Province de Hadjar-Lamis
La province du Hadjar Lamis couvre une superficie de 31 426 km² et abrite une population estimée à 822 223 habitants. Cette province, située aux frontières du Nigéria et du Cameroun, ainsi que des provinces tchadiennes comme le Chari-Baguirmi et le Batha, est un carrefour stratégique. Son chef-lieu, Massakory, est un centre névralgique de la région. «Hadjar Lamis a été la première région du Tchad à accueillir un site touristique majeur, celui de Douguiya», un lieu emblématique qui servait de résidence aux dignitaires lors de leurs visites officielles, a déclaré le délégué de la culture de cette province.
Sur le plan sociétal, la province de Hadjar Lamis est un véritable carrefour de cultures où se côtoient plusieurs ethnies notamment Arabes, Gouranes, Kotoko, Borno, Hadjaraï et Kanembou favorisant ces communautés au vivre-ensemble mixé dans les mariages interethniques.
Économiquement, la province dépend principalement de l’agriculture et de l’élevage. Les habitants de cette province cultivent du sorgho, maïs, arachide, poids de terre ainsi que des légumes frais comme l’aubergine, betteraves, persiles, patates et bien d’autres. Enfin, en matière de gastronomie, un membre de la délégation, a présenté la sauce haubé, une spécialité locale. «La sauce haubé est faite à base de gombo sec et de poisson vert. Les os du poisson sont extraits, et seule la viande est utilisée dans la préparation», a-t-il expliqué.
Province du Borkou
Le représentant de la province du Borkou a expliqué les diversités culturelles et les différentes danses du terroir. Plusieurs produits naturels, parmi lesquels de dattes de différentes qualités, l’oseille et gingembre transformés en poudres et en pattes qui selon lui, soignent plusieurs maladies comme la toux, la constipation ‘et la gastrique. A cela s’ajoute le sel blanc fabriqué sous forme de moule. Selon le responsable du stand, les grains de dattes ne sont pas jetables car ils doivent être bouillis pour soigner les maladies comme le diabète, les maux de ventre etc… La province a également étalé plusieurs objets notamment les paniers traditionnels fabriqués à base de la peaux d’animaux, les parures, les bijoux réservés aux mariages selon les valeurs culturelles traditionnelles.
Le Borkou se distingue également par la construction des cases nomades, soigneusement décorées avec divers articles (tasses, assiettes…) pour embellir l’intérieur de la chambre, des perles et colliers d’une beauté rarissime.
En ce qui concerne les danses traditionnelles,️ les festivaliers ont presté plusieurs danses parmi lesquelles, les danses Nangara, Kidi Gorane et ses différentes composantes ainsi que Tchegueni, toutes des danses de réjouissance devant les fils et filles de leur terroir.
Noël Adoum