
A l’occasion de la 7e édition du Festival Dary, les provinces du Lac et de N’Djamena ont offert ce 2 janvier 2026, des présentations riches en diversité culturelle, artistique et savoir-faire local lors de l’événement à la place de nation de la cité capitale. Reportage.
La province du Lac
Grenier du mil blanc et zone d’agriculture, d’élevage et de la pêche par excellence, le Lac est reconnu avec son étendu d’eau et les polders laissés pendant la période de décrue, son poisson est vendu dans plusieurs villes du pays notamment N’djamena la capitale.
Originaire de l’ouest, dans les eaux profondes du lac Tchad, cette province est réputée pour sa richesse en produits locaux tels que le tissu traditionnel, les produits de vannerie, le savon à base de la spiruline et des chaussures traditionnelles en bois, le maïs, les poissons séchés typique de la province. De plus l’art culinaire a été présenté avec des plats tels que du poisson frais accompagné du gombo sec et de la boule de maïs.
Lors de cette soirée mémorable, la Province du Lac a su captiver tous les spectateurs avec ses différentes danses notamment la danse Damboula et Djendjeké.
La province de N’Djamena
La province de N’Djamena, ancienne Fort-Lamy a étalé dans son stand des objets agricoles emblématiques ainsi que l’art ancestral de la poterie, tout en redécouvrant l’histoire monétaire du pays à travers la présentation des anciens billets de banque.
Au cœur du Festival, la poterie a occupé une place centrale dans la province de N’Djamena. Des artisans locaux ont exposé leurs créations, témoignant d’un savoir-faire transmis de génération en génération. Plusieurs objets sont exposés au stand parmi lesquels des jarres (Douané), des paniers traditionnels (Goufa), des calebasses, et divers objets décoratifs, tous réalisés à la main avec des techniques traditionnelles. Ces pièces, souvent ornées de motifs symboliques, révèlent non seulement la beauté de l’artisanat local de N’Djamena, mais aussi l’importance de la poterie dans la vie quotidienne des tchadiens à travers les femmes de Gaoui.
Après les objets artisanaux, les produits agricoles de la région ont été mis à l’honneur. Les festivaliers ont présenté une variété de cultures, allant des céréales aux légumes, illustrant la diversité et la richesse des terres N’Djamenoises sans oublier la vente de Rouaba, (lait caillé local). Un autre aspect fascinant au stand a été l’exposition des documents historiques rares parmi lesquels la carte d’électeur de 1919, registres d’impôts (1956-1994), taxes sur les bovins, emprunt national obligatoire ainsi que la présentation des anciens billets de banque du Tchad. Cette exposition a permis de retracer l’évolution économique et historique du pays à travers ses monnaies. Des démonstrations de danses ont été exécutées par festivaliers devant le public.
Noël Adoum