La septième édition de la messe culturelle, Festival Dary continue son bonhomme de chemin riche en couleurs avec les merveilles des deux provinces notamment la province du Logone Oriental et celle du Ouaddaï qui est considérée comme le grenier du pays de toumaï. Les deux Provinces ont présenté leurs diversités culturelles, artistiques, artisanales et agricoles ce vendredi, 26 décembre 2025 à la place de la nation de N’Djamena.

Deux provinces étaient à l’honneur pour présenter leurs merveilles.

La province du Logone Oriental

La Province du Logone Oriental est représentée cette année par le département de la Nian Pendé, qui a mis en avant les produits vivriers notamment du mil, sorgho, aubergines sèches, arachides le blé et la farine de Manioc, incitant la population à œuvrer pour une autosuffisance alimentaire durable. La délégation était accompagnée de plusieurs autorités et de trois chefs de village, témoignant de l’engagement communautaire. La cuisine du logone oriental est connue par sa sauce préférée, «Yii» ou l’oseille qui est consommée sous diverses formes (fleure, feuille, graine et racine) et préparée à base de pattes d’arachides ou de sésame accompagné de la boule ou du riz, déclare le responsable du stand.

Les festivaliers ont exécuté trois danses traditionnelles à savoir, le Dallang, le Mandja et Mbaidion.

La province du Ouaddaï

Le Royaume du Ouaddaï était un ancien état qui se trouvait à l’Est du Tchad connu comme le berceau de l’Artisanat par excellence de ce vaste pays de l’Afrique centrale, a déclaré Abdelnabi Atteïb Abdelnabi, présent dans le stand de la province. Le Ouaddaï est connu pour son artisanat bien avant la colonisation, car cette méthode est un héritage qu’ils ont acquis de leurs ancêtres il y a plusieurs décennies. Parmi les œuvres, figure la transformation des objets en peau notamment les sacs, chaussures, pouffes, coussins, porte feuilles, porte clé, boîtes pour garder le Saint Coran, chapeaux, tapis de prière …, la vannerie ainsi que la poterie.

Pour Djanna Mouctar relève que le Dar ouaddaï à plusieurs variétés d’objets anciens comme le moulin à céréales traditionnel fabriqué à la base des pierres qui sert à moudre du mil, de l’arachide, du sorgho, du mil blanc, penicillaire etc.. Pour Mme Mouctar, la farine de ce moulin traditionnel est différente de la farine écrasée dans un moulin moderne. Car «le moulin traditionnel sert à moudre le mil sans saleté, ce qui évite certaines maladies comme la gastrique, la typhoïde etc. Que nos grands-parents ont utilisé à époque sans toutefois connaître certaines maladies actuelles», dit-elle. Elle souligne que la sauce préférée au Dar Ouaddaï s’appelle «taglia» elle est préparée à base de viande sèche appelée «charmoutte» en arabe locale et du gombo «daraba yabis» sèche et du Kawal accompagné de la boule du penicillaire «Damourgué».

Sur le plan touristique, les ruines d’Ouara, ancien palais du royaume du Ouaddaï est inscrit sur la liste indicative du patrimoine mondial de l’UNESCO, c’est qui constitue un patrimoine culturel et historique au Tchad. La province du Ouaddaï a présenté trois danses parmi lesquelles la danse Lélé, Tir-tir et Guidéri, devant le public.

Noël Adoum

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