À l’occasion de la Journée africaine de lutte contre la corruption, célébrée le 11 juillet, le Conseil National de la Jeunesse du Tchad (CNJT) en collaboration avec l’Autorité Indépendante de Lutte contre la Corruption (AILC), a organisé dans la salle de Ministère des affaires étrangères, une rencontre de sensibilisation placée sous le thème, « Intensifier la promotion de l’intégrité et des actions de lutte contre la corruption à travers l’Afrique ».

Lors de l’ouverture de la cérémonie, le président du comité d’organisation a souligné que « la corruption constitue un frein au développement », appelant ainsi les jeunes à promouvoir le mérite et la probité, et à rejeter la banalisation de ce fléau pour contribuer à un Tchad prospère.

Le président du CNJT, Abakar Al-Amine Dangaya, a décrit la corruption comme un « fléau » largement reconnu au Tchad. Il a fait remarquer que les jeunes, qui représentent une part importante de la population, sont les premières victimes de cette problématique et doivent s’engager activement dans cette lutte comme « force du présent et du futur ».

De son côté, la Contrôleure générale adjointe de l’AILC, Fatimé Abdelkerim Soumaïla, a souligné l’importance d’une approche collective dans la lutte contre la corruption. Elle a appelé à une mobilisation des institutions publiques, des organisations de la société civile, des communautés religieuses et des citoyens. Elle a également mis en lumière le rôle crucial du dialogue et de la sensibilisation pour renforcer la bonne gouvernance.

La Contrôleure adjointe a également évoqué les actions de son institution, précisant que depuis 2025, l’AILC a réalisé 45 missions de vérification et d’audit, permettant d’identifier des irrégularités et des détournements, tout en contribuant à l’amélioration de plusieurs situations, notamment concernant l’assainissement des concours publics. Pour elle, la lutte contre la corruption ne concerne pas uniquement les institutions de contrôle, elle implique aussi les administrations, la société civile, les médias et chaque citoyen. « L’intégrité doit devenir une pratique quotidienne, pas seulement un discours de circonstance », a-t-elle laissé entendre.

Après la cérémonie, un panel d’échanges a réuni des experts pour aborder le thème de la lutte contre la corruption. À l’issue de l’exposé, les discussions ont porté sur les impacts de la corruption dans l’administration, le milieu universitaire et le secteur judiciaire. Les jeunes participants ont réaffirmé leur volonté de s’engager davantage en faveur de l’intégrité et de faire de la lutte contre la corruption un véritable combat citoyen.

Adoum Noël

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