Ce mardi 11 février 2025 a eu lieu la cérémonie de passation de service au au sein du ministère de justice. Le Ministre de  justice, garde des sceaux sortant M. Abderrahim Brémé Hamid a remis le bâton de commandement au Ministre entrant, M. Youssouf Tom. La secrétaire d’État à la Justice, Mme Aminatou Bello, a également été installée dans ses fonctions par la Ministre Secrétaire Générale du Gouvernement Dr. Ramatou Mahamat Houtouin . Reportage.

C’est dans une ambiance conviviale et chaleureuse en présence des parents, amis, collaborateurs que le nouveau ministre de  justice, garde des sceaux a reçu les clés de son département. Le ministre sortant M. Abderrahim Brémé Hamid a pris la parole en remerciant les autorités de la République et a présenté le bilan de ses activités parmi lesquelles, la digitalisation de justice à travers «e-justice», le forum de justice, il invite son successeur à poursuivre ce chantier de la construction et l’aménagement de la cour de justice.

Pour le ministre de justice entrant Youssouf Tom, se dit conscient des défis qui l’attendent dans l’exercice de ses fonctions respectives, tout en demandant l’implication de ses collaborateurs pour y arriver. Il relève que, «nombreux de nos concitoyens ont perdu confiance à notre système judiciaire en raison des multiples maux qui les minent». Il a évoqué l’amélioration des conditions de travail du personnel judiciaire en déclarant qu‘«il est urgent d’améliorer les conditions de travail du personnel judiciaire afin de leur permettre d’exercer leur métier avec efficacité et intégrité». Pour lui, la Justice est un pilier fondamental de la démocratie et de l’état de droit. «Nous devons tous à des différents niveaux œuvrer pour rétablir la confiance de nos concitoyens à la Justice impartiale et indépendante», dit-il.

S’adressant aux acteurs judiciaires, M. Youssouf Tom n’a pas mâché ses mots, «chers acteurs judiciaires, les mauvaises pratiques doivent désormais être bannies de notre système. Nous ne devons plus tolérer la formation de lobbies destinés à encourager ou perpétuer l’injustice». Car la responsabilité des juges est immense. «Si vous pensez pouvoir échapper aux jugements des hommes, n’oubliez jamais que vous ne pouvez échapper aux jugements de Dieu. Ce rappel doit guider chacun dans l’accomplissement de sa mission», a-t-il déclaré. Le ministre de  justice, garde des sceaux conclu que, «ce combat pour la justice est collectif, Dieu ne nous confie qu’une parcelle de son pouvoir pour servir et non se servir de l’humilier et de l’abuser».

Noël Adoum

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