Reporters Sans Frontières (RSF), organisation non gouvernementale internationale qui défend la liberté de la presse et protège les journalistes dans le monde, a publié hier, 25 novembre 2025, un article révélant que la liberté de la presse au Mali se dégrade rapidement, face à des mesures de plus en plus strictes.
Selon RSF, depuis début novembre, la Haute autorité de la communication (HAC) du Mali a suspendu 3 radios. Il s’agit de « la radio Aadar Koïma de Gao et la radio Aadar Koukia d’Ansongo dans le nord du pays, pour avoir respectivement dénoncé le comportement de certains militaires et relayé des critiques des autorités … La Radio Kayira, située à Kolondieba, dans le sud du pays, a également été suspendue pour trois mois, après une émission à micro ouvert, diffusée le 26 octobre ».
Toujours selon RSF, la HAC a retiré des chaînes françaises comme LCI et TF1 des bouquets nationaux. « Les services de télévisions LCI et TF1 sont retirés des bouquets de tous les distributeurs, jusqu’à nouvel ordre », indique la HAC, selon RSF, l’organisation internationale qui défend la liberté de la presse et protège les journalistes dans le monde.
Des journalistes ont été interpellés pour avoir critiqué les autorités. Il s’agit de Malick Aliou Maïga et Issoufa Moussa Touré journalistes dans les radios suspendues. Certains font encore l’objet d’enlèvements dans le nord du pays, explique le RSF. « Le public a le droit d’être informé sur la base d’un réel pluralisme médiatique », rappelle l’organisation. La couverture des événements est également compliquée par des blocus imposés par des groupes armés. « La liberté d’informer des journalistes doit être respectée », insiste RSF. Selon RSF, la presse malienne reste ainsi fragilisée et exposée à des pressions constantes.
Abderamane Moussa Amadaye