
Le Parti Socialiste sans Frontières (PSF) est sorti de son silence face aux critiques internes et accusations relayées hier contre sa direction. Dans un communiqué publié ce matin 20 mai 2026 à N’Djaména, le parti dénonce ce qu’il qualifie de « campagne de dénigrement » visant son secrétaire général, Gam Robert, ainsi que la mémoire de son président défunt, Yaya Dillo Djérou Betchi.
Le PSF affirme que ces attaques seraient menées par « un groupe d’individus » qu’il accuse d’être « à la solde de l’Agence Nationale de Sécurité d’État (ANSE) ». Sans fournir d’éléments publics à l’appui de ces accusations, le parti estime que l’objectif de cette supposée campagne serait de fragiliser son organisation et de ternir l’héritage politique de Yaya Dillo, tué en février 2024.
Dans son communiqué, le parti exprime également son indignation face à ce qu’il considère comme des attaques visant la famille du leader disparu. Il accuse certains acteurs de chercher à « salir la mémoire » de son ancien président et à affaiblir ceux qui poursuivent son engagement politique.
Le PSF appelle par ailleurs à une « unité d’actions » autour de plusieurs revendications, notamment la justice pour Yaya Dillo et la libération « sans condition » de leaders politiques qu’il considère comme arbitrairement détenus.
Cette réaction intervient dans un contexte de tensions internes au sein du parti, après la publication récente de correspondances critiques émanant de certains cadres et coordinations de la diaspora contestant des décisions attribuées à Gam Robert.