Le Défenseur des Droits Humains et ancien journaliste Ali Hamata Achene s’est éteint le 1er  avril 2025 à l’Hôpital Général de Référence National de N’Djamena. Après avoir lutté contre une maladie qui l’a éprouvée pendant plus de deux semaines, ce fervent défenseur des droits humains a quitté ce monde à l’âge de trentaine d’années.

Feu Ali Hamata Achene était bien plus qu’un simple journaliste reporter, il était un véritable acteur de la société civile, engagé dans la défense des droits fondamentaux de chaque individu. Son travail acharné et son dévouement à la cause des droits humains lui ont valu le respect et l’admiration de nombreux compatriotes et collègues, tant à la province qu’ à l’échelle nationale.Au fil des années, Ali a dénoncé les injustices qui minent la province du Guera, critiquant le comportement de certaines autorités et se battant pour une province où chaque voix compte. Par ses publications percutantes en ligne, il a sensibilisé l’opinion sur des sujets cruciaux, notamment la corruption, les injustices, la violence, la domination et les inégalités sociales.

Avant son décès, les jeunes de sa province ne croyaient pas en sa lutte. Ali Hamata Achene a été arrêté en 2021 et « déféré à la maison d’arrêt » de Mongo. Peu de jeunes ont manifesté leur intérêt pour appeler à sa libération. Sa derniere interpellation, en date du 30 janvier 2026, où « Ali Hamata Achene a été transféré de force vers N’Djamena, sous escorte militaire, pour une destination inconnue, dans le prolongement de l’affaire dite de Haraz Djombo, sur la base d’une accusation qualifiée d’insulte », a alerté son frère Alhadj Ibn-Hamatta Achene sur les réseaux sociaux. Malheureusement, ni les jeunes de la province ni les associations provinciales n’ont réagi.

Par un communiqué, la Convention Tchadienne de Défense des Droits de l’Homme (CTDDH) a salué en lui, un homme engagé et profondément dévoué à la promotion et à la défense des droits de l’homme, «il a marqué tous ceux qui l’ont côtoyé par son courage, son intégrité et son sens élevé du devoir», témoigne la CTDDH. Elle exprime sa profonde compassion et adresse ses sincères condoléances à tous ceux qui ont été touchés par son engagement et son humanité.

Quelques minutes après l’annonce de son décès, les hommages ont afflué sur la toile. Plusieurs jeunes de sa province, qui n’avaient pas dénoncé ses arrestations lorsqu’il en avait besoin, ont massivement relayé ses images pour lui rendre hommage et le reconnaître comme un fervent défenseur des droits humains. Alors que, de son vivant, sa lutte les gênait.

Adoum Noël

Partagez sur

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *