Le décret n°2026-1128, qui a entraîné la dissolution du gouvernement sénégalais, a provoqué une onde de choc au sein de l’administration publique. En moins de vingt-quatre heures, plusieurs hauts responsables ont annoncé leur démission, certains justifiant leur choix par leur loyauté envers l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko. Le PASTEF recommande aux démissionnaires de suivre les procédures établies et de respecter la hiérarchie, en attendant une notification formelle de fin de fonction de la part de l’autorité compétente.

Le premier à faire part de son départ est Mouhamed Abdallah Ly, directeur général du Musée des Civilisations noires. Dans une déclaration sobre sur les réseaux sociaux, il a exprimé sa gratitude pour avoir servi son pays, sans établir de lien direct avec le limogeage de Sonko. Cette démission, bien que non explicite, a immédiatement été interprétée comme un signe de désaccord avec les décisions gouvernementales.

Peu après, El Hadji Ndane Diagne, directeur général de la SONACOS, a également annoncé sa démission, sans fournir d’explication. Son départ a renforcé le sentiment d’une dynamique de désengagement au sein de l’administration, incitant d’autres à suivre son exemple.

Khadija Mahécor Diouf, présidente du Conseil de surveillance de l’Agence de Développement Local, a été la première à articuler clairement les raisons de son départ. Elle a exprimé son admiration pour Sonko, le qualifiant d’homme d’engagement et de vision. Sa lettre de démission, publiée le 23 mai, a fait écho à un sentiment de loyauté parmi certains membres de l’appareil d’État, soulignant que les convictions personnelles priment sur les fonctions temporaires.

Ces démissions soulèvent des questions sur la nature des nominations effectuées durant la Primature de Sonko. Traditionnellement, les responsables nommés au sein de l’administration publique sont censés agir dans l’intérêt de l’État, indépendamment des changements politiques.

Le PASTEF, dans sa réaction, a rappelé que l’exercice des responsabilités publiques est un choix individuel. Il a recommandé aux démissionnaires de suivre les procédures établies et de respecter la hiérarchie, en attendant une notification formelle de fin de fonction de la part de l’autorité compétente. Pour ceux qui ont choisi de rester, le parti les encourage à faire preuve de rigueur et de loyauté dans l’exercice de leurs fonctions, jusqu’à la réception d’une décision officielle de révocation.

Alors que la situation continue d’évoluer, ces démissions illustrent la fragilité du paysage politique sénégalais et les tensions qui persistent au sein de l’administration. Les prochaines semaines seront cruciales pour observer comment le gouvernement et le PASTEF navigueront dans cette crise.

Adoum Noël

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