
Face aux députés ce 24 février 2026, le Premier ministre Ousmane Sonko a confirmé la volonté du gouvernement de durcir l’arsenal juridique encadrant les actes qualifiés de « contre nature », tout en maintenant l’infraction au rang de délit.
Devant l’Assemblée nationale, le chef du gouvernement a expliqué que le projet de loi qu’il a transmis vise à renforcer la répression sans aller jusqu’à la criminalisation. Une ligne qu’il présente comme un compromis partagé avec plusieurs acteurs, dont le collectif And Samm Jikko yii, favorable au maintien du niveau délictuel.
Concrètement, le texte prévoit de mieux définir l’« acte contre nature » dans le code pénal et d’introduire de nouvelles sanctions visant l’apologie ainsi que le financement de ces pratiques. Pour l’exécutif, il s’agit de combler des « zones grises » juridiques et de rendre le dispositif plus dissuasif.
Ce durcissement assumé intervient dans un contexte de forte sensibilité sociale autour de la question. S’il écarte pour l’heure la qualification criminelle, le gouvernement affiche clairement sa volonté de renforcer le contrôle et les poursuites.
En parallèle, Ousmane Sonko a dénoncé la diffusion de statuts sérologiques sur Internet, qualifiée d’atteinte grave à la vie privée, appelant le procureur à engager des poursuites contre les auteurs de ces fuites.
Le débat parlementaire s’annonce désormais scruté de près, tant par les acteurs politiques que par la société civile.
Akhouane Soussé