
Six jours après la grâce accordée à Succès Masra et aux huit responsables de l’ex-Groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP), le gouvernement tchadien rappelle aux partis politiques leurs obligations légales.
Dans un communiqué publié le 20 août 2026, le ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation affirme qu’une mesure de clémence présidentielle ne constitue pas un « pardon légal » et n’efface pas, à elle seule, les incapacités pouvant découler d’une condamnation judiciaire.
Le rappel intervient dans un contexte particulièrement sensible. Le 14 août, le président Mahamat Idriss Déby Itno avait accordé une grâce à neuf responsables politiques condamnés par la justice, dont Succès Masra, condamné à 20 ans de prison, ainsi que huit dirigeants de l’ex-GCAP condamnés à huit ans. Tous ont retrouvé la liberté.
Sans citer leurs noms, le ministère s’appuie sur l’article 11 de la Charte des partis politiques, qui fixe notamment les conditions à remplir pour exercer des fonctions dirigeantes au sein d’un parti.
Le gouvernement demande ainsi aux formations politiques de se conformer aux dispositions en vigueur.