
La Coalition des Actions Citoyennes Wakit Tamma section politique par la voix de son Coordinateur Zakaria Adam Zakaria a dressé le bilan de la fin d’année 2025 qui pour elle, restera gravée comme celle de l’humiliation nationale, de la répression institutionnalisée et de la faillite totale de l’État tchadien.
Le Coordinateur de Wakit Tamma Zakaria Adam Zakaria relève que, «jamais le pays n’a connu un tel niveau de mépris pour son peuple, ses libertés et son avenir». Pour Wakit Tamma, sur le plan social, la pénurie chronique de carburant et de gaz domestique a plongé les populations dans une détresse insupportable. «L’État a abandonné ses citoyens à la spéculation, à la flambée des prix et à la paralysie économique. Cette crise n’est pas accidentelle, elle est le produit direct d’une gouvernance incompétente et prédatrice», a-t-elle souligné.
Sur le plan international, le pouvoir a exposé le Tchad au ridicule et à l’isolement. Le Plan National de Développement (PND), vendu comme une vitrine de renaissance, s’est soldé par un échec cuisant à Dubai, sans résultats concrets, sans financements crédibles, sans vision. Une débâcle diplomatique et économique, a martelé la Coalition, soulignant que, «pire encore, le soutien du régime tchadien aux Forces de Soutien Rapide (FSR) au Soudan engage le pays dans une guerre qui n’est pas la sienne, sans débat national, sans mandat populaire, au mépris total de la sécurité nationale».
Pour Wakit Tamma, l’année 2025 a aussi été celle de la terreur politique dont l’arrestation qu’elle juge arbitraire de l’opposant Succès Masra et son incarcération prolongée, qui pour elle, confirme la volonté du pouvoir de museler toute voix critique. A cela s’ajoute, l’arrestation d’Adoum Tiney Barkaï, leader de la société civile, exécutée sous l’autorité directe d’Alhabo, Secrétaire Général de la Présidence, démontre la persistance d’un système de répression piloté depuis le sommet de l’État, dit-elle.
La coalition relève également des disparitions forcées parmi lesquelles celle du géologue Al Hilawi, l’enlèvement de l’activiste Abakar Adam et celui du tiktokeur Chaha dont aucune «enquête crédible et aucun responsable n’est inquiété», a-t-elle relaté. Elle ajoute que la liberté de la presse est piétinée, des journalistes, dont Monodji Mbaidjiguim Olivier et plusieurs autres professionnels des médias, ont été arrêtés, poursuivis, intimidės. Car «informer est un crime et dire la vérité est réprimé», lance l’organisation ‘.
Selon elle, face à cette dérive autoritaire, même les acteurs politiques ont été contraints au constat d’échec. Le retrait du GCAP de la scène politique est l’aveu public de l’impossibilité d’exister démocratiquement sous ce régime. «Dans une logique de représailles politiques, le pouvoir est allé jusqu’à déchoir arbitrairement de leur nationalité Makaila Nguebla et Charfadine Galmaye Salimi, transformant la nationalité en instrument de chantage et de punition politique», dit Zakaria Adam Zakaria.
Adoum Noël