
À l’occasion de la célébration de la Semaine Nationale de la Femme Tchadienne (SENAFET) et de la Journée Internationale de la Femme (JIF) édition 2026, la Haute Autorité des Médias et de l’Audiovisuel (HAMA) a lancé, ce jeudi, 5 mars à la Maison de la Presse du Tchad, une formation dédiée à l’intelligence artificielle au profit de cinquante femmes professionnelles des médias.
Placée sous le thème « Femmes des médias à l’ère de l’IA générative : vérification, deepfakes et journalisme responsable », cette initiative vise à renforcer les capacités des femmes journalistes face aux nouveaux défis technologiques et aux enjeux de la désinformation à l’ère du numérique.
À l’ouverture de la session, la Présidente de la HAMA, Halimé Assadya Ali, a souligné que cette initiative s’inscrit dans la volonté de l’institution de renforcer les compétences des femmes journalistes afin de leur permettre de mieux s’approprier les outils de l’intelligence artificielle et de s’adapter aux transformations du paysage médiatique.
Elle a souligné que ces technologies constituent aujourd’hui un levier important pour améliorer la production et la vérification de l’information, tout en appelant les femmes professionnelles des médias à en faire un usage responsable. «L’intelligence artificielle doit être pour les femmes journalistes un outil de renforcement de leurs compétences et de valorisation de leur travail dans les médias», a-t-elle déclaré.
La formation est assurée par le cabinet Cabexia, dirigé par Djimtahadoum Memtingar. Il a indiqué que Cabexia a déjà organisé plusieurs sessions de formation destinées à différents corps professionnels, notamment des journalistes, des avocats et des acteurs de la société civile, dans le but de promouvoir l’usage de l’intelligence artificielle dans les pratiques professionnelles.
Rappelons que la formation se passe pour trois jours en présence de plusieurs femmes journalistes de différents organes de presse.

Noël Adoum