
Alors que Washington déclare que l’Espagne «accepte de coopérer» le ministre espagnol des Affaires étrangères conteste catégoriquement cette affirmation, niant tout accord permettant aux États-Unis d’utiliser les bases militaires sur son sol. Téhéran, de son côté, loue une conduite responsable.
Le bras de fer se poursuit entre les deux États. L’Iran a exprimé sa gratitude à l’Espagne pour son opposition à la guerre, hier 4 mars. Les Gardiens de la Révolution soulignent la « conduite responsable » de la Péninsule ibérique. De son côté, la Maison Blanche affirme que l’Espagne a «accepté de coopérer» avec les forces armées américaines, ce que Madrid rejette catégoriquement. «Notre position reste absolument inchangée et je démens catégoriquement tout changement», a affirmé le ministre des Affaires étrangères espagnol, José Manuel Albares à la radio Cadena Ser, quelques instants après des déclarations de la porte-parole de la Maison Blanche Karoline Leavitt assurant que l’Espagne avait accepté de coopérer avec l’armée américaine.
Ignorant les menaces de représailles américaines, Pedro Sanchez défie Donald Trump depuis le début de l’offensive israélo-américaine contre l’Iran, le samedi 28 février. Ce mercredi, lors d’une conférence de presse, le Premier ministre espagnol a affirmé sa décision de dire «non à la guerre». Le chef du gouvernement espagnol a promis que son pays ne serait «pas complice des attaques américano-israéliennes menées contre l’Iran». Une attitude largement appréciée par Téhéran qui a salué une «conduite responsable» de la part de l’Espagne.
Noël Adoum