
Ce 8 mars 2026, la place de la Nation de N’Djamena a vibré au rythme des chants et des défilés en faveur des droits des femmes, à l’occasion la 36ᵉ édition de la Journée Internationale de la Femme (JIF), placée sous le thème : « Chaque femme compte : inclusion, dignité et participation pour le développement durable et un avenir radieux ». Des milliers de femmes tchadiennes se sont réunies pour célébrer leur semaine et partager leur joie. La cérémonie a été présidée par le Premier ministre, Amb. Allah Maye Halina représentant le Président de la République.
Dès les premières heures du matin, la place s’est animée d’une ambiance festive. Des femmes de toutes les couches sociales, vêtues de leurs plus beaux pagnes traditionnels de différentes couleurs (bleu, jaune, rouge, blanc, vert et marron), ont défilé avec fierté. À cela s’ajoute la présence de femmes militaires, gendarmes, policières, douanières, etc., qui ont exécuté le défilé pédestre (cadence) devant la tribune officielle.

Dans son discours, la Ministre de la Femme et de la Petite Enfance, Mme Kitoko Gata Ngoulou, a déclaré que l’égalité ne devait plus être un simple slogan, mais une réalité tangible soutenue par des réformes juridiques fortes et une protection accrue contre les violences.
Le Premier ministre Allah Maye Halina quant à lui, a rappelé que la Journée internationale de la femme et la Semaine nationale de la Femme Tchadienne ne sont pas seulement symboliques, mais un moment important pour évaluer les progrès et poursuivre les efforts du Gouvernement en faveur de l’égalité des genres, de l’autonomisation des femmes, de leur inclusion dans les instances de décision. Il a appelé toutes les parties prenantes à accompagner les actions du Gouvernement pour transformer les efforts en résultats concrets, afin que chaque femme tchadienne puisse pleinement contribuer au développement durable du pays.

A l’issue de cette célébration les femmes tchadiennes ont présenté plusieurs recommandations issues des réflexions et travaux menés au cours de la semaine, en vue de renforcer leur participation à la vie socio-économique, sans discrimination liée au genre. Parmi ces recommandations figurent la promotion de l’autonomisation et de l’alphabétisation des femmes, la promotion de la masculinité positive dans notre pays, l’association des femmes enseignantes et chercheuses à la collecte de données et aux études liées aux questions de genre.

Noël Adoum