Le Tchad se classe au 4e rang mondial et au 2e en Afrique dans le classement des pays les plus exposés au risque de blanchiment d’argent en 2025. Cette situation préoccupante soulève des inquiétudes quant à la stabilité économique et politique du pays.

Selon un classement publié en décembre par le Basel Institute on Governance, un organisme lié à l’Université de Bâle en Suisse et spécialisé dans la lutte contre la corruption et la criminalité financière, la République Démocratique du Congo (RDC), le Tchad et la Guinée équatoriale sont les pays africains les plus vulnérables au risque de blanchiment d’argent en 2025. Par ailleurs, cinq des pays de la zone CEMAC figurent parmi les dix premiers dans ce classement, dont en tête se trouve le pays de Toumaï.

«The Basel anti-money-laundering Index 2025» mesure la vulnérabilité de 177 pays et territoires au blanchiment d’argent et aux crimes financiers connexes, ainsi que leurs capacités à lutter contre ces menaces. Il s’appuie sur 17 indicateurs issus des rapports d’évaluation du Groupe d’action financière (GAFI), de Transparency International et de la Banque mondiale. Ces indicateurs sont répartis sur cinq grandes catégories : la qualité du cadre réglementaire portant sur la lutte contre le blanchiment d’argent, les risques de corruption et de fraudes, la transparence financière, la transparence de l’action publique et la responsabilité ainsi que les risques juridiques et politiques selon le site Ecofinance. Les pays étudiés sont classés selon trois niveaux de risque d’exposition au blanchiment d’argent : risque faible, risque moyen, et risque élevé.

A l’échelle africaine, la République Démocratique du Congo (3e rang mondial) occupe la première position dans le classement des pays les plus exposés au risque de blanchiment d’argent, devant, le Tchad (4e rang mondial), la Guinée équatoriale (5e), le Gabon (8e), la Centrafrique (9e), la Guinée-Bissau (10e), la République du Congo (11e), Djibouti (13e) et le Niger (14e). L’Algérie, qui arrive à la 15e position mondiale, ferme le Top 10 à l’échelle continentale. Les dix pays africains présentant le moins de risques de blanchiment d’argent, par ordre, sont: le Botswana, les Seychelles, Maurice, la Tunisie, la Namibie, le Maroc, le Ghana, l’Égypte, la Zambie et le Sénégal.

Sur les 48 pays africains couverts par l’indice, 25 pays africains figurent dans la catégorie des pays à risque élevé, 20 dans la catégorie risque moyen et 3 seulement dans la catégorie risque faible (Botswana, Seychelles et Maurice).

Notons qu’à l’échelle mondiale, la Birmanie est le pays le plus vulnérable au risque de blanchiment d’argent, suivie par Haïti, la RDC, le Tchad et la Guinée Equatoriale.

Adoum Noël

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