
À l’approche de Pâques, les chrétiens catholiques du monde entier et particulièrement ceux du Tchad se préparent à vivre la semaine sainte, période emblématique du calendrier liturgique. Cette semaine, qui commence avec le Dimanche des Rameaux, est marquée par une série de célébrations et de réflexions spirituelles qui commémorent les derniers jours, de la vie de Jésus-Christ, sa crucifixion et sa résurrection.
La semaine sainte débute le dimanche des Rameaux, qui célèbre l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem. Les fidèles chrétiens se rassemblent dans les églises, brandissant des rameaux de palmier, symbolisant la joie et l’honneur réservés au Christ. Les processions et les chants remplissent les lieux de culte, rappelant aux participants l’importance de cet événement dans la tradition chrétienne. Au fil des jours, les catholiques s’engagent dans des pratiques de prière et de méditation avec « Triduum pascal » qui signifie « un espace de trois jours » allant de la messe du soir le Jeudi Saint au dimanche de Pâques inclus, il est le centre de gravité de l’année liturgique, a déclaré Abbé Réné.
Le Jeudi Saint est particulièrement significatif, marquant la célébration du dernier repas de Jésus avec ses apôtres. C’est l’institution de l’Eucharistie. A cela s’ajoute le lavement des pieds : le prêtre retire sa chasuble et s’agenouille pour laver les pieds de 12 paroissiens. Un geste de service absolu, il y a aussi le Dépouillement : À la fin, on déplace les hosties vers un autel fleuri (le Reposoir). On vide le tabernacle et on retire les nappes : l’église devient nue pour l’agonie de Jésus.
Le Vendredi Saint marque la commémoration de la mort de Jésus sur la Croix. « Pas une messe, mais un office de vénération », dit le prêtre. Il y a également la prostration : Le prêtre entre en silence et s’allonge face contre terre devant l’autel vide. «C’est le signe de notre néant face à la Croix», a-t-il ajouté et enfin la vénération de la Croix : « on apporte une grande croix en bois. Chaque fidèle s’avance pour l’embrasser ou la toucher. On remercie Jésus pour son sacrifice », a-t-il expliqué.
Le Samedi Saint quant à lui, marque la grande célébration de la Résurrection du Christ. C’est aussi le jour du grand silence, « on attend la Résurrection auprès du tombeau », renchérit l’Abbé Réné, ajoutant aussi la Vigile Pascale (le soir) où tout bascule dans la lumière avec le Feu Neuf. « C’est la grande fête de la Résurrection et la nuit des baptêmes d’adultes (catéchumènes). On chante enfin l’Alléluia », a-t-il conclu.
Rappelons que pendant le jeudi saint et le vendredi saint la messe ne se termine pas par une bénédiction (on part en silence). Ce n’est qu’à la toute fin, lors de la vigile pascale que le prêtre bénit enfin les fidèles.
Adoum Noël