Le président du Rassemblement National des Démocrates Tchadiens (RNDT/ Le Réveil), Pahimi Padacké Albert, a exprimé son indignation face à l’interdiction persistante des manifestations pacifiques au Tchad. Lors d’une publication faite sur sa page officielle, il a particulièrement critiqué l’interdiction de la marche prévue le 2 mai 2026, organisée par les partis membres du Groupe de Concertation des Acteurs Politiques (GCAP).

Le Chef de fil de l’opposition souligne que la fermeture systématique des voies d’expression pacifique et la répression brutale des voix dissidentes témoignent de la nature monolithique du pouvoir en place, qui se nourrit de la terreur et du mépris des droits fondamentaux. Selon lui, l’étouffement des libertés d’expression constitue une invitation à la violence, une dynamique dangereuse qui a historiquement conduit à l’émergence «d’oppositions armées» dans le pays.

L’opposant a également dénoncé l’instrumentalisation du système judiciaire à des fins répressives, qualifiant cette pratique de « honte institutionnelle ». Il appelle donc le gouvernement à rétablir de toute urgence un espace politique et civique ouvert, à permettre les manifestations pacifiques des partis membres du GCAP, à libérer les prisonniers d’opinion, et à engager un dialogue constructif avec tous les acteurs politiques.

Dans un appel à l’unité, Pahimi Padacké Albert a insisté sur la nécessité de ressouder un pays profondément divisé, où les fractures traversent désormais les différentes régions, religions et ethnies. « Le Tchad n’a pas besoin d’un pouvoir promoteur de la violence », a-t-il conclu, lançant ainsi un cri du cœur pour un avenir pacifique et inclusif.

Adoum Noël

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