Arrêtés, le 25 avril dernier, les présidents des partis membres du Groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP) ont été placés hier mardi, sous mandat de dépôt. Ils ont passé leur première nuit à la maison d’arrêt et de correction de Klessoum.

Ces arrestations des leaders du GCAP font suite à l’annonce d’une marche d’indignation prévue le 2 mai 2026, qui a été interdite par le ministère de la Sécurité publique et de l’immigration. En outre, le même jour, la Cour suprême a prononcé la dissolution du GCAP, qualifiant ses activités d’illégales.

Le parquet a déclaré que les membres du GCAP sont poursuivis pour des accusations graves, notamment attroupement armé, association de malfaiteurs, mouvement insurrectionnel, rébellion, et détention illégale d’armes de guerre. Le procureur de la République, Moussa Abdelkerim Saleh, a indiqué que compte tenu de la gravité des faits reprochés, une enquête judiciaire a été ouverte pour identifier tous les acteurs impliqués, qu’ils soient auteurs, co-auteurs ou complices.

Les partisans du GCAP et plusieurs partis politiques dénoncent ce qu’ils considèrent comme une « répression politique » et condamnent l’arrestation de ces leaders, tandis que le gouvernement à travers le ministère de la sécurité justifie ses actions par la nécessité de maintenir l’ordre public afin d’éviter le trouble à l’ordre public.

Les présidents des partis membres du GCAP ont été placés sous mandat de dépôt et passés leur première nuit à la maison d’arrêt de Klessoum.

Adoum Noël

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