Au lendemain de l’attaque meurtrière perpétrée contre les forces tchadiennes dans la province du Lac Tchad et dans un contexte marqué par l’arrestation des leaders du GCAP, Falmata Allamine Mahamat livre une analyse critique de la situation nationale.

Pour la juriste politologue, le Tchad traverse « une crise multidimensionnelle d’une gravité alarmante », mêlant insécurité chronique, menaces terroristes et rétrécissement de l’espace démocratique. Elle dénonce notamment « une stratégie délibérée » visant, selon elle, à réduire au silence les voix discordantes sur l’échiquier politique.

Évoquant l’interpellation des responsables du GCAP après leur appel à une marche pacifique, l’analyste estime que « la qualification de rébellion est désormais instrumentalisée pour écarter toute opposition gênante ». Elle remet également en question les accusations de « détention d’armes de guerre », affirmant que « l’opinion publique attend toujours la présentation matérielle de cet arsenal ».

Selon Falmata Allamine Mahamat, les tensions persistantes au Tchad trouvent leur origine dans « le partage du pouvoir et l’exclusion née de l’injustice ». Elle appelle enfin à « un consensus » entre acteurs politiques et sociaux pour préserver la paix et la stabilité du pays.

Akhouane Soussé

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