
Une nouvelle alliance politique a vu le jour le 9 mai 2026 à Bruxelles en Belgique. L’Alliance des démocrates au Sahel (ADS) rassemble des opposants maliens, nigériens et burkinabè exilés, qui entendent défendre l’état de droit face aux régimes militaires de l’AES (Alliance des États du Sahel).

Sa présidente, Marya Djibrine, dénonce une « campagne de propagande » menée par les juntes, accusées d’avoir discrédité la démocratie pour justifier leur maintien au pouvoir. L’ADS veut inverser ce narratif et promouvoir des institutions fortes, une justice indépendante et des citoyens libres. « Nous sommes les porte-voix de ceux qui ne peuvent plus s’exprimer à cause de la répression », affirme-t-elle.
L’organisation se défend d’être un simple mouvement d’exilés déconnectés des réalités locales, assurant disposer d’un ancrage sur le terrain. L’ADS appelle à une résistance pacifique pour faire chuter les régimes militaires. Elle s’inscrit dans un mouvement plus large, aux côtés d’autres plateformes comme la Coalition des forces pour la République de l’imam Mahmoud Dicko.
Akhouane Soussé