Il était recherché sur trois continents. Abu Bilal al-Minuki, commandant historique et numéro deux mondial de l’État islamique, a été réduit au silence dans une pluie de feu orchestrée conjointement par Abuja et Washington.

L’annonce, tombée ce samedi, met fin à des mois de traque. Donald Trump, le premier à révéler l’information, a parlé d’une « opération complexe » menée vendredi dans les eaux troubles du bassin du lac Tchad. Sur place, les drones américains ont guidé la frappe nigériane droit sur le repaire du terroriste.

Âgé d’une quarantaine d’années et originaire du Nigeria, al-Minuki avait gravi tous les échelons de la terreur. Placé sous sanctions en 2023, il faisait le lien entre les filiales sahéliennes et le commandement central de l’EI. Pour Bola Tinubu, sa mort « décapite une partie stratégique de la hydre terroriste ».

Pourtant, sur le terrain, l’armée nigériane reste en alerte. Boko Haram et ISWAP, bien qu’affaiblis, continuent de menacer des milliers de civils.

Akhouane Soussé

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