
Après plusieurs jours de tension et de fermeture, le marché central de N’Djamena amorce une reprise progressive de ses activités. Les délégués des commerçants, qui avaient initialement protesté contre l’augmentation des taxes imposées par la mairie, ont finalement décidé d’appeler leurs collègues à rouvrir leurs boutiques.
Cette décision intervient malgré le maintien de leurs revendications et une forte volonté de dialogue avec les autorités municipales. Les représentants des vendeurs ont souligné l’importance d’éviter une aggravation des pertes économiques. La fermeture prolongée du marché, selon eux, pénaliserait surtout les commerçants, dont l’existence dépend des recettes quotidiennes. Le Secrétaire Général des délégués du marché central, Mahadji Al Nour Mahamat a exprimé son inquiétude, « Pour moi, un commerçant, rester à la maison ou ne pas ouvrir ma boutique pendant une heure de temps, c’est moi qui suis perdant, pas les autorités », a-t-il déclaré.
Les commerçants, conscients des défis économiques qu’ils affrontent, privilégient désormais la discussion avec les autorités pour trouver une solution satisfaisante. La reprise des activités dans le marché central de N’Djamena est donc perçue comme une étape nodale pour la survie économique des milliers de vendeurs qui dépendent de ce lieu emblématique pour leur subsistance.
Les prochaines semaines seront donc décisives pour le dialogue entre les commerçants et la municipalité, avec l’espoir d’arriver à un compromis qui permettra de soutenir l’activité économique tout en tenant compte des besoins des deux parties.
Azibert Moussa