L’Union des Démocrates pour le Développement et le Progrès (UDP) a publié le 30 juin un communiqué dans lequel elle dénonce avec force la détérioration alarmante de l’état de santé de son président, Max Kemkoye, incarcéré à la maison d’arrêt de Klessoum.

Le leader politique est tombé malade dans la nuit du 25 au 26 juin, dans un environnement que le parti qualifie d’« insalubre chargé de bactéries nuisibles », quelques jours après une fouille musclée de sa cellule.

L’UDP rappelle que Max Kemkoye partage sa détention avec quatre autres responsables de l’opposition – Ahmed Bokori Nima, Badono Daïgou, Mahamat Dajra Diguei et Nasour Ibrahim Koursami – tous souffrant de diverses pathologies. Une demande de mise en liberté pour raisons médicales a été introduite par la défense le 19 mai, sans obtenir de réponse à ce jour.

« Refuser ce droit à la santé revient à condamner cette personne à une mort certaine », martèle le communiqué. Le parti met en garde les autorités : tout maintien en détention sans accès aux soins nécessaires engagerait leur responsabilité. L’UDP a saisi le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire et rappelle les précédents décès survenus en prison, dont ceux de Mbailaou Gustave et Salaye Idriss Deby Itno.

AMA Mht Ibrahim

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