
Depuis sa sortie de prison survenue il y a 48 heures, le président de l’Union Démocratique pour le Développement et le Progrès (UDP) et porte-parole de l’ex-Groupe de Concertation des Acteurs Politiques (GCAP) Max Kemkoye est sorti du silence. Dans un message publié sur sa page officielle, l’opposant revient sur les conditions d’incarcération et adresse un appel à l’unité et au respect des libertés au Tchad.
Dans sa publication, Max Kemkoye affirme qu’au cours de « plus de trois longs mois », il a été privé de « ses frères et amis politiques », mais aussi de ceux qui, selon ses mots, défendent les droits de l’homme et œuvrent à la liberté, notamment les journalistes. Malgré ce qu’il décrit comme une situation « affligeante », il soutient ne pas avoir cédé ni au découragement, ni à la haine, assurant que son maintien « debout et fidèle » a été rendu possible grâce au soutien reçu. L’opposant cite, à cet effet, « de nombreuses visites », des « très hautes marques de solidarité », ainsi que des « prières dans les églises et mosquées ». Il mentionne également l’appui de « ses compatriotes d’ici » et de la « diaspora active et combattante », qui, selon lui, l’ont aidé à se relever et à reprendre force.
L’opposant insiste ensuite sur une idée centrale, qui pour lui, la liberté ne peut être partielle. « Je ne serai libre que ce jour où vous serez libres, vos droits respectés et libertés effectives », affirme-t-il, appelant à l’instauration d’un cadre où les institutions et le destin du pays seraient choisis par le peuple.
Max Kemkoye remercie enfin toutes celles et ceux qui lui ont exprimé, « à leurs manières », compassion, affection ou soutien. Il souligne aussi que, pour lui, la stabilité et l’avenir du Tchad passent par l’unité nationale, qu’il présente comme « la première richesse d’une Nation ». Il prévient qu’« une Nation désunie ou opposée les uns contre les autres courts fatalement à sa perte », tout en lançant : « soyons unis. Unis nous sommes forts, unis, nous serons grands ».
Dans la dernière partie de son message, Kemkoye rappelle qu’« derrière [lui], à la Maison d’Arrêt de Klessoum », il a laissé « des milliers de gens innocents », en particulier « les déportés et condamnés de Mandakao » ainsi que des « religieux tenus captifs et affligés par simple méchanceté humaine ». Il demande au peuple de prier pour eux afin qu’ils retrouvent « très rapidement la liberté »
Adoum Noël