
Mardi dernier, des milliers de personnes ont défilé dans plusieurs villes d’Afrique du Sud pour exiger le départ des étrangers en situation irrégulière, selon Radio France Internationale. Ces manifestations s’inscrivent dans le cadre d’une campagne anti-immigration initiée il y a plusieurs semaines, qui aurait déjà conduit près de 25 000 immigrés à quitter le pays.
Les rassemblements coïncidaient avec l’échéance d’un ultimatum lancé par plusieurs mouvements citoyens, appelant à l’expulsion des sans-papiers présents sur le territoire sud-africain. Les organisateurs des manifestations accusent les immigrés clandestins de nuire aux travailleurs locaux en saturant le marché de l’emploi, de mettre à mal les services publics et de contribuer à l’insécurité.
Face à ces tensions, les autorités ont déployé un important dispositif policier autour des lieux de rassemblement, où des marches anti-immigration se déroulaient sous haute surveillance dans plusieurs provinces. Ces événements surviennent après plusieurs semaines de troubles, marquées par des affrontements et des violences ayant causé la mort d’au moins cinq personnes. Bien que des incidents aient été signalés, notamment à Johannesburg, les autorités ont réussi à éviter une escalade similaire aux émeutes meurtrières de 2021, qui avaient fait de nombreuses victimes.
La question de l’immigration reste un sujet délicat en Afrique du Sud, où les difficultés économiques, le chômage élevé et les inégalités sociales alimentent régulièrement les tensions entre la population locale et les communautés étrangères.
Adoum Noël