Hier 10 juillet 2026, le ministre d’État, ministre de l’éducation nationale Dr Mahamat-Ahmad Alhabo, a émis la circulaire n° 008/RT/MENBPC/SG/2026, marquant un tournant majeur dans la gestion du système éducatif national. Cette directive, qui ordonne le retrait immédiat des enseignants fonctionnaires d’État travaillant dans des établissements privés, vise à renforcer les effectifs des écoles publiques, sur fond d’une crise de qualité dans l’enseignement.

Le ministre d’État a clairement défini ses objectifs : assurer un meilleur encadrement des élèves dans le secteur public en redistribuant des ressources humaines qualifiées. La circulaire demande ainsi aux recteurs d’académie, délégués provinciaux et inspecteurs départementaux d’identifier ces enseignants et de les redéployer dans les établissements publics selon les besoins locaux. Un rapport d’exécution doit être transmis au ministère dans un délai de quinze jours, soulignant l’urgence et la rigueur de cette initiative.

En parallèle, le ministre a également adressé une circulaire aux promoteurs d’établissements privés, les exhortant à se conformer au Décret n° 693/PR/PM/MEN/2015. Ce décret réglemente le secteur privé en matière d’éducation et impose des conditions strictes pour le recrutement des enseignants. Les promoteurs sont ainsi tenus de :

– Recruter des enseignants titulaires de diplômes reconnus par l’État.
– Offrir un contrat à durée indéterminée (CDI) aux enseignants permanents.
– Garantir un salaire au moins équivalent au SMIG en vigueur.

Cette double approche vise non seulement à renforcer le secteur public, mais aussi à assurer une meilleure qualité d’enseignement dans le privé. Le ministre a averti que, dès la rentrée scolaire prochaine, des contrôles réguliers seront effectués pour s’assurer du respect de ces nouvelles directives. Tout manquement sera sévèrement sanctionné, garantissant ainsi la mise en œuvre effective des réformes.

Cette réforme, bien qu’ambitieuse, soulève des interrogations quant à son impact sur la qualité de l’enseignement dans les établissements privés, souvent perçus comme des alternatives viables au système public. Les promoteurs d’écoles privées devront, par conséquent, s’adapter rapidement à cette nouvelle réalité.

Enfin, cette initiative du ministère de l’Éducation nationale marque une étape importante dans la réorganisation du paysage éducatif national. Elle témoigne d’une volonté politique de prioriser l’éducation publique, tout en posant un défi de conformité et d’adaptation pour le secteur privé.

Adoum Noël

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