
La Coordination des Associations de la Société Civile et de Défense des Droits de l’Homme (CASCIDHO) salue la condamnation d’Abdoulaye Miskine et de ses trois coaccusés. Engagée dans la défense des droits humains et l’accompagnement des victimes, l’organisation avait saisi la justice au nom de centaines de victimes tchadiennes.
La déclaration de la CASCIDHO a été lue le 10 septembre 2026 par Mahamat Digadimbaye, coordonnateur national de l’organisation. La première Chambre criminelle de la Cour d’appel de N’Djamena a condamné Abdoulaye Miskine à 15 ans de prison ferme et ses trois coaccusés à 10 ans chacun. Chaque victime doit également recevoir 30 millions de FCFA au titre des dommages-intérêts.
Pour la CASCIDHO, cette décision vient couronner six années de procédure. En 2020, elle avait déposé une plainte avec constitution de partie civile auprès du doyen des juges d’instruction de N’Djamena. L’instruction avait notamment permis l’audition des victimes et témoins, y compris dans des localités proches de la frontière avec la République centrafricaine.
L’organisation considère ce verdict comme une reconnaissance judiciaire des souffrances endurées. « Aujourd’hui, la justice leur restitue leur dignité », affirme-t-elle.
La CASCIDHO rend hommage au courage des victimes ainsi qu’au travail des magistrats et de leurs avocats. Pour elle, le jugement rappelle un principe essentiel : « Aucun chef de guerre fut-il Abdoulaye Miskine ne doit être au-dessus de la loi. »
Akouane Soussé