À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, la Plateforme des Journalistes Panafricains (PJP) rend hommage aux professionnels des médias engagés pour une information libre, pluraliste et indépendante, souvent au péril de leur vie. Dans une déclaration publiée le 3 mai 2026 à Bukavu, l’organisation salue leur courage, tout en exprimant une profonde inquiétude face à la dégradation continue de leurs conditions de travail.

S’appuyant sur le dernier rapport de Reporters sans frontières, la PJP souligne une détérioration alarmante de la liberté de la presse à l’échelle mondiale, particulièrement en Afrique. Dans le Sahel, la situation est jugée « catastrophique », marquée par des reculs significatifs au Niger, au Mali et au Burkina Faso, tandis que le Tchad n’échappe pas à cette tendance.

Entre menaces sécuritaires et pressions économiques, les journalistes subissent un double fardeau. Arrestations arbitraires, précarité financière et fermetures de médias illustrent, selon la PJP, une stratégie visant à museler toute voix critique. L’organisation appelle la communauté internationale à agir sans délai.

Akhouane Soussé

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