Ce samedi 22 août 2026, la grande salle de l’ONG Moustagbal a vibré au rythme des mots lors de la cérémonie officielle de présentation et de dédicace du roman « Le Souffle de la résilience » de l’auteure Karima Abdelkerim Attimer, publié aux éditions Al-Gamara. Ce roman de 112 pages, riche en émotions, est articulé en deux grandes parties et six chapitres. Reportage.

Placé sous le marrainage de la députée Mariam Achene, l’événement a rassemblé une pléiade de personnalités, allant des conseillers provinciaux et communaux aux enseignants et étudiants, sans oublier les passionnés de littérature.

L’écrivaine Macka Issa Bani, lors de sa critique littéraire, a souligné l’importance de la voix que Karima donne à toutes les femmes qui, bien que souffrant en silence, trouvent la force de se relever face aux adversités.

Le préfacier du livre, Amine Badjoury Abbanou, a loué la sensibilité littéraire de l’auteure, qui, depuis ses débuts, se distingue par son authenticité et son regard profond sur la vie. Pour lui, Karima parvient à traduire les expériences humaines en une création littéraire touchante et pertinente.

La députée Mariam Achene, marraine de la cérémonie, a évoqué le poids des difficultés sur l’individu, la famille et la communauté. Elle a noté l’importance du terme « souffle » dans le titre, symbole de vie et de résilience, représentant cette force intérieure qui pousse l’être humain à avancer malgré les obstacles, a-t-elle expliqué.

À travers une écriture à la fois sensible et humaine, Karima Abdelkerim Attimer explore les épreuves, les injustices sociales et la condition des femmes, tout en mettant en lumière leur capacité à se relever. Le livre, « Le Souffle de la résilience » se démarque par son exploration de la condition féminine, marquée par des conflits et des transitions de vie.

L’auteure souligne qu’au cœur d’une intrigue captivante, trois figures emblématiques, Hawa, Amina et Sarrah, se croisent, guidées par un destin commun. Chacune porte en elle un idéal et un désir sincère de contribuer au développement de leur communauté. Leurs parcours, bien que douloureux, convergent vers une mission de solidarité. « Ensemble, elles créent un espace d’hospitalité et de résistance, où les cœurs meurtris trouvent du réconfort », a écrit Karima.

Karima Abdelkerim Attimer, née le 31 juillet 2005 à Mongo dans la province du Guera au centre du Tchad, a grandi dans la même ville, où elle a achevé ses études secondaires en 2024. Actuellement étudiante en médecine, elle aspire à comprendre et à soulager la souffrance humaine, une démarche qui résonne profondément dans son œuvre littéraire.

Notons que l’ouvrage « Le souffle de la résilience » n’est pas seulement un roman, mais un appel à la solidarité et à la résistance, faisant écho aux luttes silencieuses de nombreuses femmes. Cette première œuvre prometteuse marie littérature et engagement social, unissant ainsi les cœurs autour d’une quête commune de sens et de lumière.

Idriss Mamadou Brahim, Mongo-Flashtchad.com

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