La Coalition des Actions Citoyennes Wakit-Tamma, section politique, a exprimé son indignation face à la décision du régime de retirer le Tchad du Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI). Par un communiqué de presse, son Coordonnateur, Zakaria Adam Zakaria, a qualifié ce retrait de « manœuvre désespérée » pour protéger un pouvoir en déclin.

Wakit-Tamma accuse le régime d’agir sous l’influence de l’administration Trump, qui aurait incité à ce retrait pour préserver ses alliés de toute poursuite. Selon le mouvement, cette décision vise à échapper à la justice internationale et nationale, permettant au locataire du palais rose de se soustraire à des enquêtes sur les « crimes commis » contre son propre peuple.

Le collectif rappelle des événements tragiques, tels que la mort du président du PSF Yaya Dillo, les événements douloureux du 20 octobre 2022, l’arrestation de Succès Masra et la répression violente des mouvements de la société civile. De plus, il accuse le régime d’être « complice des massacres » au Soudan, soulignant une continuité dans les atteintes aux droits humains.

Malgré cette décision, Wakit-Tamma affirme ne pas reconnaître le retrait et considère toujours le Tchad comme un membre actif de la CPI. Pour elle, ce retrait est « nul et non avenu ».

En réponse à cette situation, Wakit-Tamma formule plusieurs demandes parmi lesquelles, le retour immédiat du Tchad à la CPI, la libération de tous les prisonniers politiques, l’annulation de la dissolution du GCAP, la réhabilitation des organisations de la société civile etc.

Adoum Noël

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