Au Tchad, le paludisme fait partie des maladies auxquelles les populations sont régulièrement exposées. Avec la prolifération des moustiques, notamment pendant la saison des pluies, quelques gestes simples peuvent pourtant contribuer à réduire les risques.
Le premier réflexe est de dormir chaque nuit sous une moustiquaire imprégnée d’insecticide. Elle permet de se protéger des piqûres pendant le sommeil et doit être utilisée correctement par toute la famille, en particulier les enfants et les femmes enceintes.
La prévention passe également par l’assainissement du cadre de vie. Il est recommandé de balayer régulièrement les cours, ramasser les déchets et éviter les dépôts d’ordures autour des habitations. Les herbes hautes doivent aussi être coupées afin de maintenir les concessions et leurs alentours propres.
Autre précaution importante : ne pas laisser d’eau stagnante. Vieux pneus, boîtes, bidons, seaux ou autres récipients abandonnés peuvent retenir de l’eau et devenir des lieux favorables à la reproduction des moustiques. Les vider, les couvrir ou les éliminer permet de limiter ces foyers.
En cas de fièvre, de frissons, de maux de tête ou d’une forte fatigue, il est conseillé de se rendre rapidement dans une structure de santé pour effectuer un test et recevoir le traitement approprié. L’automédication peut retarder une prise en charge nécessaire.
Au final, se protéger contre le paludisme ne demande pas toujours de grands moyens. Une moustiquaire, une cour propre, moins d’eau stagnante et une consultation rapide en cas de fièvre peuvent faire la différence.