
Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a déclaré hier, la formation de son propre parti lors d’une réunion au Palais de la République, signalant ainsi une rupture avec son ancien partenaire politique, Ousmane Sonko. Cette initiative pourrait bouleverser les dynamiques politiques du pays et transformer le paysage de l’ancien mouvement Pastef.
Cette réunion a rassemblé plus d’une centaine de maires issus de diverses collectivités territoriales, illustrant une volonté d’ancrage local et de structuration d’un nouvel espace politique autour du chef de l’État. L’annonce intervient dans un contexte où les relations entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko ont fortement décliné ces derniers mois.
Autrefois associés dans un partenariat politique qui avait propulsé Pastef au pouvoir en 2024, les deux hommes se retrouvent désormais dans un climat de rupture, marqué par des désaccords sur la gestion gouvernementale et l’exercice du pouvoir. Suite à la dissolution de leur coalition initiale et au départ d’Ousmane Sonko de la primature, les tensions se sont intensifiées, favorisant une recomposition progressive du paysage politique autour de ces deux figures emblématiques de l’ancien Pastef. Ainsi, la création d’un nouveau parti par le président Faye représente un tournant significatif, susceptible de redéfinir les équilibres politiques au niveau national et d’initier une nouvelle phase dans la réorganisation des forces issues de l’ancien Pastef.
Il est à noter que le parti créé par Bassirou Diomaye Faye dissimule un objectif voilé : « celui de concourir aux élections présidentielles de 2029 ». À moins que quelque chose ne change, les anciens alliés pourraient devenir les futurs adversaires lors d’une élection présidentielle qui s’annonce rude.
Adoum Noël