
L’Union des Journalistes Tchadiens (UJT) a lancé ce lundi 22 juin à Koumra, chef-lieu de la province du Mandoul, un atelier de formation sur la sécurité et l’égalité des femmes journalistes. Organisée en partenariat avec la Fédération internationale des journalistes et l’Union nationale des journalistes Norvégiens, cette session réunit une vingtaine de professionnels des médias du Mandoul.
Le vice-président de l’UJT, Leubnoudji Tah Nathan, a souligné que le métier de journaliste est déjà difficile, mais qu’être femme dans ce secteur, confrontée à la précarité, aux stéréotypes et parfois à la violence, constitue un défi supplémentaire souvent minimisé. Il a plaidé pour un « syndicalisme au féminin », invitant les participantes à s’approprier cet outil de solidarité et de protection.
Narabaye Halime, chargée du genre à l’UJT, a rappelé les obstacles persistants : discriminations, violences basées sur le genre et inégalité d’accès aux postes de responsabilité. Cette formation, quatrième du genre, vise à renforcer les capacités des femmes afin de promouvoir leur sécurité et leur pleine participation dans les médias. Les échanges se poursuivront jusqu’à la fin de la semaine, pour un environnement médiatique plus juste et équitable au Tchad.
Azibert Moussa