
Le recensement général de la population et de l’habitat suscite un débat après une interpellation publique de Brahim Mourtallah Béchir concernant la classification de l’ethnie haoussa dans le questionnaire utilisé par les agents recenseurs.
Dans une publication diffusée ce mardi, il explique avoir accueilli avec enthousiasme l’agent recenseur venu accomplir sa mission. Après les premières questions, il affirme avoir été surpris en découvrant que « Haoussa » était identifié comme une « ethnie d’origine étrangère ».
Selon lui, une telle présentation soulève des interrogations qui dépassent le cadre purement statistique. Il estime que la mention de l’origine étrangère de certaines composantes de la population, dans le contexte d’un recensement national, peut être perçue comme une source de stigmatisation et risque d’alimenter des incompréhensions.
Brahim Mourtallah Béchir indique avoir pris contact avec une responsable de l’Institut national de la statistique, des études économiques et démographiques (INSEED), qui aurait été attentive à ses préoccupations. Il affirme toutefois qu’un expert impliqué dans la conception du questionnaire a défendu cette approche, la jugeant pertinente sur le plan méthodologique.
Tout en saluant les efforts consentis par les équipes de l’INSEED dans l’organisation de cette importante opération nationale, il invite l’institution à réexaminer cette classification afin de préserver l’esprit d’unité, d’inclusion et de cohésion qui doit accompagner le recensement.
Pour Brahim Mourtallah Béchir, le débat ne porte pas sur les origines historiques des différentes communautés, mais sur la manière dont celles-ci sont présentées dans un document officiel de l’État. Il estime qu’une clarification ou, le cas échéant, un ajustement de cette nomenclature contribuerait à renforcer la confiance des populations dans le processus.
À ce stade, l’INSEED ne s’est pas encore exprimé publiquement sur cette question. Un éventuel éclairage de l’institution permettrait de mieux comprendre les critères ayant conduit à cette classification et d’apaiser les préoccupations soulevées.