La Maison de la Presse du Tchad a accueilli une conférence-débat hier 30 juillet 2026, organisée par l’Union des Journalistes Tchadiens (UJT) en collaboration avec la Fondation Hirondelle. Intitulée « Comment l’eau peut-elle constituer un levier essentiel du développement économique et social ? », cette rencontre a mis en lumière les défis cruciaux liés à l’accès à l’eau potable sur le territoire tchadien.

Le panel était composé de trois personnes, parmi lesquelles, le Secrétaire Général du Syndicat des Enseignants du Tchad, Blaise Ngartoïdé Mbaïriss, le président de la Confédération nationale des organisations des personnes handicapées du Tchad, Youssouf Azalo, et le journaliste-analyste politique Azoudoum Aweina Gédéon. La modération a été assurée par Odette Mekila.

Blaise Ngartoïdé Mbaïriss a souligné l’importance vitale de l’eau, affirmant que « tout ce qui respire a besoin d’eau ». Pour lui, l’eau est essentielle non seulement pour la survie, mais aussi pour la propreté et la production alimentaire. Il a plaidé pour que la question de l’eau soit placée au cœur des préoccupations économiques du pays.

Azoudoum Aweina Gédéon a ensuite abordé la question de l’eau potable, la divisant en deux catégories : l’eau souterraine et l’eau pluviométrique. Il a critiqué le manque de planification des gouvernants, affirmant que la situation de la population liée à l’eau a été négligée. M.Gédéon a mis en avant deux problématiques majeures : la promotion de l’eau et l’intégrité de celle-ci. Il a insisté sur la nécessité d’un système institutionnel efficace pour garantir un financement transparent, précisant que « ce n’est pas l’eau que nous voulons mais le financement », faisant référence au Forum national de l’eau organisé le 15 juillet dernier à N’Djamena, dont l’Etat a demandé le financement à ses partenaires.

Youssouf Azalo a dénoncé la disparition de nombreux points d’eau, notamment des puits qui existaient depuis la colonisation. Il a également évoqué les couloirs de transhumance, où des lacs et des cours d’eau pourraient être utilisés pour l’agriculture et l’élevage. « Tant qu’il n’y a pas d’eau, il n’y a pas de pâturage », a-t-il déclaré, soulignant l’importance de l’eau pour les éleveurs et les agriculteurs.

La conférence-débat a été suivie d’échanges interactifs avec les participants, permettant d’approfondir les réflexions sur ces enjeux fondamentaux. L’événement a non seulement permis de sensibiliser le public sur l’importance de l’eau, mais a également ouvert la voie à des solutions concrètes pour améliorer l’accès à cette ressource vitale au Tchad.

Adoum Noël

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