Le 9e arrondissement de la ville de N’Djamena a été le théâtre d’une vive polémique lors de la cérémonie d’élection de Miss 9e arrondissement, qui s’est tenue au quartier Walia. Un incident controversé a éclaté lorsqu’une danseuse lycéenne, membre du groupe Trône danse, a effectué une prestation jugée inappropriée. Sa danse, mettant en avant ses « fesses » et son « caleçon noir », a choqué de nombreux spectateurs, y compris des partenaires et des responsables cultuels présents à l’événement.

La vidéo de cette performance, rapidement devenue virale sur les réseaux sociaux, a suscité une vague de critiques et d’indignation de la part des habitants, qui considèrent que de tels actes ne sont pas en adéquation avec les valeurs culturelles tchadiennes. Face à cette situation, le Ministère du Développement Touristique, de la Culture et de l’Artisanat a réagi en accordant un délai de 72 heures aux organisateurs pour se justifier.

Le groupe Trône danse a tenté de minimiser l’incident en présentant des excuses, expliquant que la danseuse portait un string pour réaliser certains mouvements, comme il est courant dans certaines danses traditionnelles. « Nous sommes désolés si cela a choqué ou gêné certaines personnes », a déclaré le groupe.

Pour sa part, le Comité d’organisation de Miss 9e arrondissement a précisé que l’événement visait à promouvoir l’élégance, le talent et le respect des valeurs culturelles. Ils ont reconnu que la séquence en question ne reflétait ni l’esprit ni les valeurs qu’ils souhaitaient défendre.

Dans un communiqué, le Secrétaire Général du Ministère de la Culture, Abdoulaye Souleymane Ousmane Babalé a souligné que l’événement s’était tenu sans autorisation préalable, ce qui est contraire à la réglementation en vigueur. Il a condamné fermement les agissements de la danseuse, affirmant qu’ils portent atteinte aux bonnes mœurs et à la dignité de la femme. Le Ministère a rappelé que toute manifestation culturelle nécessite une autorisation et a averti des sanctions potentielles pour les organisateurs.

Le Ministère a réaffirmé son engagement à protéger les valeurs culturelles et sociales du Tchad, en veillant à ce que de tels incidents ne se reproduisent plus à l’avenir. Les organisateurs de l’événement sont désormais convoqués pour fournir des explications sur les conditions de l’événement et ses déroulements.

Adoum Noël

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