
Dans un communiqué officiel, le Gouvernement du Burkina Faso a annoncé aujourd’hui la rupture de ses relations diplomatiques avec la République Française. Cette décision, prise après une évaluation approfondie des relations bilatérales, est justifiée par des préoccupations croissantes concernant le respect de la souveraineté nationale et la non-ingérence dans les affaires intérieures du pays.
Le communiqué souligne que les conditions nécessaires à des relations fondées sur le respect mutuel et la confiance ne sont plus réunies. Les autorités burkinabè dénoncent un «activisme incessant» du régime français, qu’elles perçoivent comme une menace pour leurs intérêts nationaux, et évoquent des ambitions néocoloniales soutenues par des réseaux subversifs et des groupes terroristes qui affectent la sécurité du Sahel.
« Face à ces visées impérialistes de domination de notre pays et d’asservissement de notre peuple, nous avons fait le choix de la responsabilité et de la souveraineté », déclare le communiqué. Cependant, le Gouvernement insiste sur le fait que cette décision ne remet pas en question les liens historiques, culturels et sociaux qui unissent les peuples burkinabè et français.
Le Gouvernement a également tenu à rassurer les ressortissants français présents sur son territoire, affirmant son engagement à protéger leurs intérêts et à garantir leur sécurité. Il a appelé la population à faire preuve de civisme envers les expatriés, respectant ainsi les lois de la République.
Dans un contexte international en évolution, le Burkina Faso réaffirme sa volonté de mener une politique étrangère indépendante, axée sur la diversification de ses partenariats et le renforcement de la coopération Sud-Sud. L’État burkinabè se déclare ouvert au dialogue avec tous les pays, sur la base du respect mutuel et de l’égalité souveraine.
Adoum Noël