Dix ans de prison ferme pour l’ex-ministre Fatimé Boukar Kossei et l’ancien directeur général Kaoudé Israël. Le verdict du 14 mai dernier dans l’affaire dite du «détournement de vivres» ne passe pas. Ce jeudi 4 juin 2026, leurs avocats ont choisi la contre-offensive.

«Aucune preuve de détournement», martèlent les conseils des condamnés. Pas de stocks clandestins, pas d’enrichissement personnel, des vivres distribués gratuitement aux sinistrés, la défense est formelle, l’article 195 du code pénal n’est pas rempli.

Les avocats pointent une procédure viciée. Selon eux, les déperditions relevées à Massaguet relèvent de la responsabilité des autorités locales, non de leurs clients. «On ne peut pas leur imputer des faits accomplis par des tiers», ont-ils plaidé.

L’Autorité Indépendante de Lutte contre la Corruption (AILC) est directement visée. Ses conseils dénoncent un communiqué publié le lendemain du jugement, qualifié d’«intimidant». Et posent une question qui fâche : pourquoi cet acharnement quand d’autres affaires, avec aveux, restent confidentielles ?

Les avocats annoncent un pourvoi en cassation. Leurs clients, gravement malades selon eux, attendent que «la vraie justice triomphe».

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