Ce dimanche 26 juillet 2026, l’Office National des Médias et de l’Audiovisuel (ONAMA) a accueilli un événement marquant : la présentation et la dédicace du livre autobiographique « La Lampe de mon père » de l’auteure Achta Mahamat Nour. Ce moment émouvant a rassemblé de nombreuses personnalités, amis et membres de la famille, témoignant de l’impact que l’ouvrage suscite.

Paru en juillet 2025 aux éditions Plumes d’Afrique, ce récit de 287 pages est un hommage poignant à la figure paternelle, et l’auteure y partage son parcours de vie, illuminé par la foi inébranlable de son père. Faisant l’analyse du l’ouvrage, la critique littéraire a souligné trois qualités majeures de ce livre.

Premièrement, la sincérité de l’écriture. Loin d’être un récit de vanité personnelle, Achta Mahamat Nour offre un hommage touchant à son père, cet homme qui a cru en elle avant même que le monde ne le fasse. « Cette authenticité traverse tout l’ouvrage et lui donne une force émotionnelle rare », a affirmé, la critique littéraire.

Deuxièmement, la puissance du symbole de la lampe. Pour elle, cet objet incarne bien plus qu’une simple source de lumière. Car il symbolise le savoir, l’espoir et la transmission. « Ici, la lampe éclaire autant une chambre qu’une destinée », a-t-elle déclaré avec force.

Enfin, la critique littéraire a évoqué le message profondément humain du récit. L’émancipation de l’héroïne s’opère non par la révolte, mais par la confiance et l’amour que lui a transmis son père, a-t-elle restitué le compte rendu du livre.

En parallèle, l’écrivain Jean-Bosco Manga a mis en avant l’originalité de l’ouvrage, ainsi que la grandeur silencieuse des pères et le témoignage précieux sur la condition des femmes au Tchad. Ce récit, riche en émotions, aborde des thèmes variés allant du deuil à la dimension spirituelle, a-t-il témoigné.

Le livre « la Lampe de mon père » est bien plus qu’un simple récit autobiographique, c’est un témoignage vibrant sur le parcours des femmes tchadiennes. Achta Mahamat Nour, fille d’un commerçant de N’Djamena, raconte comment son père a allumé une lampe symbolique qui a éclairé son chemin. En fermant chaque midi son magasin pour l’accompagner à l’école, il a fait un choix décisif : celui d’offrir à sa fille la liberté d’apprendre et de rêver, a indiqué l’ouvrage.

De N’Djamena au Kanem, en passant par Marrakech, Paris et la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC), ce livre retrace le parcours d’une femme qui a transformé la cadence reçue en accomplissement. A travers l’ouvrage, l’auteure rend hommage à un père disparu, mais dont l’influence demeure palpable. Elle délivre un message d’espoir pour toutes celles qui cherchent leur voie, rappelant une vérité essentielle où une femme peut se bâtir un avenir radieux.

Notons qu’Achta Mahamat Nour, aujourd’hui banquière à la BEAC, a su allier une carrière exigeante à un engagement littéraire, se positionnant ainsi comme une voix inspirante pour les générations futures.

Adoum Noël

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