
Le vice-président du Parti Reformiste Dr Fourissou Bibilla Marcel a animé un point de presse ce mardi, 14 avril 2026 dans son siège, où il a sévèrement critiqué le gouvernement en place, accusant le régime de manquer de véritable cohésion sociale.
Selon Dr Fourissou Bibilla Marcel, le président Mahamat Idriss Déby Itno entoure son administration d’un “cercle restreint”, composé principalement de membres de son clan, ce qui compromet l’intérêt général. « Un président entouré des siens et des commissaires issus d’une même famille, pendant que des enseignants compétents sont écartés et que des imposteurs prospèrent, des sans-voix ignorés, des éclaireurs réduits au silence. Nous voulons tous siéger à la même table. Faute de quoi, il ne saurait y avoir de cohésion sociale. », a-t-il affirmé. Le vice-président a souligné que, tant que la justice sociale ne se traduira pas par des actions concrètes, les discours sur la cohésion ne seront que des slogans vides.
Le Parti Reformiste a appelé la population à ouvrir les yeux sur la réalité du pouvoir en place. « La République cesse d’être une chose publique pour devenir une affaire privée », a-t-elle déploré, dénonçant le népotisme d’État. Le PR a également mis en lumière la situation des personnes en situation de handicap, souvent marginalisées et ignorées par l’État, « elles sont privées d’infrastructures adaptées et d’opportunités, reléguées à une existence indigne », a-t-il déclaré.
La situation des enseignants a également été abordée, déplorant la présence de « faux enseignants » ayant accédé à des postes par favoritisme. « De faux enseignants envahissent le système, marchands de tomates, de tissus ou d’illusions, ils ont acquis leur poste par favoritisme ou par relations, révélant ainsi une corruption enracinée jusqu’à la moelle », a déploré le parti Refordmiste. Et lorsque le véritable enseignant ose simplement revendiquer le droit de vivre dignement,« il est réduit au silence. On l’écarte, on le marginalise, privé de voix, de droits et de considération », a-t-il poursuivi, tout en dénonçant un pays à deux vitesses, une nation où certains naissent privilégiés tandis que d’autres meurent dans l’indifférence. « Non, cela est indigne. C’est une honte », déplore le PR.
Le Parti Reformiste a insisté sur le fait que l’opposant politique ne doit pas être perçu comme un ennemi, mais comme un acteur essentiel au bon fonctionnement de la démocratie. « Celui qui critique n’est pas un destructeur », a-t-il précisé, avant d’accuser le gouvernement de “traquer” et d’“insulter” ceux qui osent s’opposer à lui. Car « Dans un pays dominé par les logiques de clan, la vérité semble être devenue un crime », a-t-il martelé.
Enfin, le Parti Reformiste a appelé le président et les membres du gouvernement à réunir toutes les forces vives de la nation autour d’une table pour instaurer un dialogue constructif. « Tant que toutes les voix ne seront pas entendues, il n’y aura pas de véritable cohésion sociale au Tchad », a-t-il affirmé, s’engageant à lutter pour une inclusion réelle et équitable. Le Parti Reformiste exige ainsi une transformation des discours en actions concrètes, plaidant pour un partage équitable du pouvoir et une véritable justice sociale.
Adoum Noël