Ce lundi 29 juin 2026, l’Assemblée nationale a voté en séance plénière la Proposition de loi n°17/2026, marquant une étape significative dans la révision de la Constitution. Cette initiative législative vise à renforcer l’État de droit et à moderniser les institutions de la République.

Parmi les principales mesures adoptées, la réforme stipule que le Président de la République ne pourra plus cumuler ses fonctions avec celles de chef de parti politique. Cette restriction vise à garantir une plus grande neutralité de la fonction présidentielle, essentielle à la bonne marche des institutions.

De plus, les membres du Gouvernement ne pourront plus exercer simultanément des mandats locaux tels que maire ou président de conseil départemental. Cette limitation vise à éviter les conflits d’intérêts et à assurer une gestion plus claire et responsable des affaires publiques.

La réforme introduit également des dispositions encadrant les pouvoirs du Président sortant qui n’est pas réélu. Cette mesure vise à prévenir toute décision ou contrat pouvant engager durablement l’État ou compromettre ses intérêts durant la période de transition.

Un autre point crucial de cette révision est l’introduction d’une définition juridique de la haute trahison. Cela permet de mieux encadrer les conditions dans lesquelles la responsabilité du Président peut être engagée, renforçant ainsi la redevabilité des plus hauts responsables.

Enfin, la loi impose au Président de déclarer son patrimoine à son entrée en fonction et à la fin de son mandat. Cette obligation vise à promouvoir la transparence et la bonne gouvernance.

En adoptant cette réforme, l’Assemblée nationale réaffirme son engagement à renforcer les institutions démocratiques et à promouvoir une gouvernance exemplaire au service de la Nation. Cette étape marque un tournant dans la quête d’une démocratie plus transparente et responsable.

Rappelons que la séance plénière s’est déroulée dans une tension opposant les députés de l’opposition et de la majorité. Les gendarmes se sont introduits dans la salle pour expulser le député Abdou Mbow de force. Les députés de l’opposition qualifient cette réforme constitutionnelle de forfaitaire et qualifient le président de l’Assemblée Ousmane Sonko de dictateur.

Adoum Noël

Partagez sur